Le champ magnétique est une propriété de toute
région de l’espace à l’intérieur de laquelle un objet ferromagnétique est
soumis à des forces magnétiques. On caractérise
le champ magnétique en tout point M par le vecteur induction magnétique ![]()
-de point d’application M
-de direction correspondant à celle prise par une aiguille aimantée placée en M.
- de sens dirigé du pôle sud au pôle nord de l’aiguille aimanté.
- d’intensité donnée par un tesla mètre ou une sonde de Hall en tesla.
Une ligne de champ est une
courbe tangente, en chacun de ses points, au vecteur champ
magnétique
et orientée
dans le même sens que
.
• Un spectre magnétique est un ensemble de lignes de champ.

Un champ magnétique est uniforme si le vecteur induction conserve la même direction et la même grandeur.
Les lignes de champ sont parallèles dans un champ uniforme (intérieur d’un aimant en U, intérieur d’un solénoïde, etc..)
Un conducteur peut rouler sur deux rails parallèles et
horizontaux. Les extrémités de ces rails sont reliées à un générateur. Un
ampèremètre contrôle le passage du courant. Le conducteur est placé dans
l’entrefer d’un aimant en U qui établit un champ magnétique
vertical.
La force de Laplace est mise en évidence par le déplacement du conducteur (tige
de Laplace).

Enoncé de la loi de Laplace
Une portion rectiligne de conducteur de longueur
parcouru
par un courant d’intensité i et placé dans un champ magnétique
, est
soumise à une force électromagnétique
dite de
Laplace appliquée au milieu de la portion et donnée par la relation :
![]()
Caractéristiques :
-point
d’application : le milieu du conducteur.
-Direction : orthogonale au plan formé par les vecteurs i
et
,
le vecteur i
étant
orienté dans le sens du courant.
-sens : est
donné par la règle des trois doigts de la main droite.
-son intensité est : F=ilBsinɑ
Règle des trois doigts de la main droite :
Le
pouce étant placé le long de l’élément MN dans le sens du courant et l’index
indiquant la direction et le sens du vecteur induction
, le
majeur, tendu perpendiculairement aux deux autres doigts, indique le sens de la
force électromagnétique.
L’action d’un champ magnétique sur une particule chargée en
mouvement montre l’existence d’une force magnétique agissant sur la particule.
On appelle cette force la force de Lorentz. On peut la mettre sous la
forme
![]()
Caractéristiques :
-direction :
perpendiculaire à la fois au vecteur vitesse
et au vecteur champ
magnétique ![]()
-sens : est donné par la règle des trois doigts de la main droite.
-intensité : F=qvbsinɑ
EXERCICE I :
Un conducteur rectiligne de 0,4 m de longueur et
parcouru par un courant constant d’intensité 12 A est placé dans un espace où
règne un champ magnétique uniforme
d’intensité
0,25 T. On constate que le conducteur se déplace.
1. Identifier la force qui fait déplacer le conducteur.
2. Calculer l’intensité de cette force.
a) Lorsque le conducteur est perpendiculaire au vecteur champ magnétique.
b) Déterminer la valeur de la force
magnétique qui s’exerce sur le conducteur quand il fait avec les lignes de
champ un angle de 30°.
EXERCICE II :
Les électrons pénètrent dans un
champ magnétique
perpendiculaire avec
une vitesse
.
1. Identifier la force qui agit sur cet électron.
2. Calculer l’intensité de la force de Lorentz lorsque v=2.105 m.s-1 et B=200 mT.
3. Comparer intensité de cette force au poids de l’électron sur terre.
EXERCICE III :
On considère une barre M1M ; qui glisse sans frottement sur des rails de Laplace . Le circuit est orienté dans le sens indiqué pour l’intensité i sur la figure ci-dessous. On suppose que la résistance totale du circuit fermé vaut R.
(a) Exprimer l’intensité i en fonction de E et R.
(b) Exprimer la force de Laplace qui s’exerce sur la barre en fonction de E, R et B.

2. On considère la configuration ci-dessous, dans laquelle le champ magnétique est nul sauf dans la zone délimitée par les traits interrompus, de largeur ` égale à la longueur de la barre, où il est uniforme de norme B0. On note de nouveau R la résistance totale du circuit. La barre, de masse m, est lancée de la gauche vers la droite et arrive avec une vitesse v= dans la zone de champ magnétique.

Déterminer
le temps qu’elle met pour en sortir. On néglige tout frottement mécanique Les deux tiges des
rails de la figure ci-dessous sont écartées de 20 cm et la barre cylindrique MN
leur est perpendiculaire. Le tout est dans un champ uniforme dont l’induction
est normal au plan
des rails et a pour intensité B=0,5 T. Les extrémités Q et S sont reliées aux
bornes d’un générateur de de fem E=6V et la résistance totale du circuit ainsi
réalisé est R=2 Ώ. La vitesse initiale étant v0=0,3m/s.
EXERCICE IV :
Un conducteur de longueur l et de masse m, est susceptible de tourner autour
d’un axe passant par le point A. Dans sa position d’équilibre, le conducteur
fait un angle α avec la verticale. Il est alors parcouru par un courant
constant d’intensité I. La portion du conducteur soumise au champ magnétique
est symétrique par rapport à son centre d’inertie G.
Données : m = 20 g ; g = 10 N/kg ; h = 5 cm ; B = 0,5 T. a = 10°
1. Exprime l’intensité de la force de Laplace qui agit sur le conducteur en
fonction de α, I, h et B.
2. Représente sur le schéma, les forces agissant sur le conducteur.
3. Ecris la relation entre les moments de ces forces traduisant l’équilibre du
conducteur.
4. Déduis-en l’expression de l’intensité I du courant en fonction de m, g,
α, h et B.
5. Calcule I.

EXERCICE V:
Un fil rectiligne homogène, de longueur OM= 30 cm et de masse 10g, est suspendu par son extrémité supérieure à une point O autour duquel il tourne librement. Son autre extrémité plonge dans du mercure. Ce fil, parcouru par un courant d’intensité 5A, est placé dans un champ magnétique horizontal uniforme. Il s’écarte de la verticale d’un angle Ѳ=11,2° . Le champ agit sur une longueur de 4cm entre deux points situés à 20 cm et 24 cm de O.

1- Faire l’inventaire des forces appliquées à la tige.
2- Appliquer la deuxième condition d’équilibre et déduire la valeur du champ magnétique.
3- Reprendre les calculs pour un champ magnétique formant un angle de 30° au-dessus de l’horizontale.
.
EXERCICE VI :
|
Une balance de Cotton est constituée par un fléau coudé TOC mobile autour de l’axe horizontal passant par O et portant d’un une palette P en matière isolante limitée par deux arcs de cercle, AC et BD, de centre O, et une partie rectiligne AB située sur le prolongement de TO. Un ruban conducteur où l’on peut faire circuler un courant est appliquée sur le contour de la palette P. L’ensemble
est construit de façon que, le plateau étant vide de toute masse marquée, le
bras OT soit horizontal quand le fléau est en équilibre en l’absence de
courant dans le ruban conducteur. On se sert de cette balance pour mesurer
l’induction magnétique
|
|
1.Exprimer
l’intensité B de l’induction magnétique en fonction de l’intensité I du
courant, de la longueur AB, des distances d et d’, et du poids P des masses
marquées m qu’il faut placer dans le plateau pour rétablir l’équilibre.
AN :l=10A,l=2cm,d=d’,m=2g. (g=9,8N/kg)
2.
Une balance de Cotton possède un conducteur actif de 3 cm traversé
par un courant de 8A et placé perpendiculairement au vecteur-champ B dont on
veut mesurer la valeur. Déterminer la masse m du corps à placer dans le plateau
pour équilibrer la balance lorsque B= 0,5T ;
EXERCICE VII :
Le schéma ci-contre représente les bobines de Helmholtz. Le diamètre d’une bobine est D = 10 cm. Chaque bobine possède N = 200 spires.
L’intensité du courant qui circulaire dans chaque bobine est I = 2A.
1.Donner l’intensité du champ magnétique au centre de chaque bobine.
2.Reproduire le schéma et ajouter quelques lignes de champ magnétique entre les bobines.
Préciser le pôle nord et le pôle sud de l’ensemble des deux bobines.
3.Comment peut-on reconnaitre les pôles de la bobine.
EXERCICE VIII :
Les élèves de terminale D de votre collège ont besoin d’un
générateur produisant un courant inférieur à 2 A et une tension inférieure à
350 V pour alimenter un moteur. Ils découvrent au laboratoire un vieux
générateur de courant continu ayant perdu sa plaque signalétique. Ne disposant
ni de voltmètre et ni d’ampèremètre ils ne savent pas s’ils peuvent l’utiliser.
Ils décident alors d’effectuer des expériences pour s’en assurer à partir du
matériel disponible au laboratoire.

1ère Expérience :
Ils réalisent le montage ci-contre à l’aide de ce générateur. Une tige
conductrice OA, homogène, de masse m et de longueur L, est mobile en rotation
autour d’un axe horizontal (Δ), passant par son extrémité O. L'autre
extrémité A de la tige plonge légèrement dans une cuve à mercure. L'ensemble
est plongé dans un champ magnétique →B orthogonal au plan de la
figure et de sens sortant produit par un aimant en U.
Lorsque le générateur est connecté, la tige s'écarte de la verticale d'un
angle α et s’y maintient en équilibre. On négligera les
frottements et on négligera la longueur de la tige qui plonge dans le mercure :
On donne L = 30 cm, α=10o, B = 20 Mt, m = 4,4 g et g = 10 N/kg
2ème Expérience :
Ils réalisent le montage ci-contre à l’aide de ce générateur. Entre deux
plaques d’aluminium A et B parallèles est disposé un pendule électrostatique
constitué d’une boule électrisée de charge q et de masse m. les
plaques sont séparées par une distance d et le pendule a une longueur L.
lorsqu’on relie les plaques aux bornes d’un générateur, le pendule s’incline
d’un angle α, et s’y maintient en équilibre.
Données : m = 1g, d = 10 cm, g =
10m/s, α=10o et q=5,9×10−7C
Tâche : Sur la base des informations disponibles, ces élèves peuvent-ils utiliser ce générateur pour alimenter le moteur ?
Extrait de l’Épreuve zéro de physique Théorique au baccalauréat D 2025 Région du Nord-Ouest
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